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Grâce à BDS, Véolia encaisse de sérieuses pertes financières

Pendant des années, le groupe international français Veolia a tenté de minimiser l’effet de la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour l’obliger à rendre compte de son rôle dans l’occupation israélienne.

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Grand Rapids (US) - Novembre 2012

Mais à présent, une haute conseillère financière norvégien a courageusement reconnu l’impact du mouvement BDS.

Les militants de nombreux pays ont fait pression sur les autorités locales, les institutions publiques, les investisseurs socialement responsables et les fonds de pension, pour qu’ils ne passent aucun contrat avec Veolia tant que cette société se rendra complice des violations israéliennes du droit international.

Dans une récente présentation, Hege Sjo déclare que « les effets négatifs sont à un prix élevé » pour les entreprises concernées, avec une mention spéciale pour Veolia qui est l’exemple d’une entreprise qui a connu une « atteinte à sa réputation en raison de la mauvaise publicité et des litiges en cours » suite à des « opérations dans des régions en difficulté, de sa participation dans un projet d’infrastructure dans les territoires occupés. »

Sjo s’est exprimé à un séminaire le 8 février, organisé par Norsif, une association norvégienne qui favorise des pratiques d’investissement responsable et durable dans l’industrie et la finance norvégienne.

Sjo a étayé son argumentation en mentionnant le manque à gagner allégué pour Veolia, de 3,5 milliards d’euros (4,6 milliards de dollars) dans la perte de contrats pour le métro suédois en janvier 2009.

Conseillère de premier plan dans la finance

Il est remarquable que l’observation a été faite par une experte en finances, qui opère dans les hautes sphères du monde de l’investissement.

Sjo est conseillère de haut niveau auprès du gestionnaire du plus important fonds de pension au Royaume-Uni, Hermes Investment Management. Elle gère également plusieurs sociétés cotées en bourse en Norvège. L’avertissement de Sjo est un signe clair aux entreprises qui profitent de l’occupation israélienne, leur signifiant qu’elles courent de graves risques pour leur réputation et leurs finances.

La société BankTrack de surveillance financière est arrivée à une conclusion similaire en 2010 quand elle a présenté des investissements de Veolia comme « douteux » parce que l’entreprise assurait le transport du public pour les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. La société BankTrack s’appuie sur un réseau mondial qui surveille l’effet des opérations des banques commerciales, des investisseurs, des compagnies d’assurance, des fonds de pension.

Le rôle de Veolia dans les violations des droits des Palestiniens a également été abordé dans un rapport rédigé par la récente mission des Nations Unies sur les colonies israéliennes en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est. La mission a clairement indiqué que des entreprises privées ont permis, facilité et profité de la construction et de la croissance des colonies.

Le rapport cite « la fourniture de services de transport, entre autres, pour soutenir le maintien des colonies » comme étant une activité qui soulève des préoccupations particulières au sujet des violations des droits de l’homme.

Richard Falk, rapporteur spécial auprès des Nations Unies, était encore plus explicite dans son rapport à l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a décrit le rôle de Veolia dans le projet de tramway de Jérusalem - projet conçu pour connecter Jérusalem-Ouest aux colonies israéliennes en Palestine occupée. Falk recommande que la société civile « poursuive vigoureusement les initiatives de boycott, désinvestissement et sanctions » des entreprises comme Veolia, jusqu’à ce que celles-ci mettent leurs politiques et leurs pratiques en conformité avec les lois et normes internationales.

La campagne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions devra continuer à s’occuper de Veolia en augmentant la pression sur les fonds de pension, les investisseurs socialement responsables et autres institutions financières, afin d’exclure ou se désinvestir de la société en question.

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* Adri Nieuwhof est avocate, conseiller et défenseur des droits de l’homme, travaillant en Suisse.

19 février 2013 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/blogs...
Traduction : Info-Palestine.eu

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